Fumer une cigarette n’engendre pas du plaisir





En tant qu’ancien fumeur, je me suis laissé persuader que le plaisir se trouvait dans le fait d’inhaler la fumée et de la sortir par le nez. J’arrivais à me convaincre du plaisir de cette bouffée de fumée qui envahissait mes poumons. J’en été tellement convaincu que j’attribuais mes maux de tête ou mes maux de gorge à un courant d’air, une journée de travail stressante ou n’importe quoi d’autre qui ne soit pas la cigarette. Je devais absolument m’en persuader.

Puisque j’habitais à Nancy, dans le nord-est de la France, je pouvais imputer au climat mes rhumes, mes bronchites, mes toux matinales…
Même après un week-end de fêtes entre amis où la consommation de tabac avait fini par détruire mes bronches et irriter ma gorge au point d’être aphone ne m’arrêtait pas de fumer. C’était insensé. Je pouvais continuer de me mentir et d’affliger à mon organisme au point de les rendre malades.

Jamais, du temps que j’étais fumeur, je ne me suis posé la question de savoir si j’éprouvais du plaisir à fumer, car je pense qu’il m’aurait fallu être honnête envers moi et que j’en étais tout simplement incapable.

C’est aujourd’hui que je suis devenu libre de cet esclavage que je peux prendre en considération le sens qu’on attribue au plaisir. Ça n’est que maintenant que je n’associe plus le plaisir à la destruction.
Tout en moi rejette la fumée de cigarette : l’odeur, l’opacité de cette fumée qui voile l’espace dans lequel on se trouve.

Les fumeurs reconnaissent eux-mêmes combien l’odeur du tabac froid est insupportable. La mauvaise haleine, les vêtements qui sentent mauvais, le bout des doigts qui deviennent bruns. Mais le plus dramatique, ce sont les effets indésirables qui surviennent dès la première cigarette et surtout à la première cigarette : vomissement, étouffement, quinte de toux, maux de tête…

On pourrait établir une liste et se concentrer sur chacun d’eux pour voir comment ils évoluent dans la vie du fumeur. Je ne vois vraiment pas comment l’on peut admettre que de fumer une cigarette engendre du plaisir. Encore une fois, je pense que seul le fumeur se convainque de cette idée fausse, mais il faut être un ancien fumeur pour se rendre compte que le plaisir commence dès lors qu’on a arrêté définitivement de fumer.

Arrêter enfin de fumer sans effort particulier !

arreter de fumer

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